Le Patrimoine

Janvry à travers les siècles

Petit village du Hurepoix, le lieu est cité une première fois vers 1100 sous le nom de Genveriis. La première mention du village constitué autour d’une paroisse remonte, comme pour les hameaux de Mulleron et La Brosse, à 1142. Il constituent alors des fiefs de la châtellenie de Montlhéry sous le règne de Philippe Auguste. Il existe au lieu-dit Le Déluge une commanderie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem au XIIIe siècle, passée ensuite à l’ordre de Malte. La Guerre de 100 ans et les Guerres de religion ne laissent que ruines et pratiquement plus d’habitants. Le village et ses terres se relèvent à partir de 1558.

Au XVe siècle, la seigneurie est successivement propriété de Marguerite de Bruyères, puis de Thomas de Voisins, chambellan de Charles VI, tous deux vassaux du seigneur de Buc. En 1422, la seigneurie est occupée et revient à David de Brimeu, chambellan du duc de Bourgogne. En 1457, la seigneurie échoit à la famille de la Rochette.

En 1558, la seigneurie est la propriété de la famille de Baillon. Ils entament en 1560 la construction d’un logis seigneurial. En1574 est recensé un moulin à vent. En 1632, la seigneurie est vendue à Charles Bequet de Cormon.

En 1639 est reconstruite l’église Notre- Dame-du-Mont-Carmel. En 1650, le duc d’Orléans, frère de Louis XIII accorde la seigneurie de Janvry, toujours dépendante de Montlhéry, au conseiller au Parlement de Paris Michel Ferrand de Beaufort.

En 1693, le roi Louis XIII ayant acquis le domaine de Versailles dont dépend celui de Buc, la seigneurie de Janvry relève indirectement du domaine royal.

En 1714, le domaine, nouvelle propriété de Gérard Heutsch, est modifié par la plantation de l’avenue face au château. Il lègue le domaine au duc d’Ayen, Louis de Noailles, qui le revend en 1766 à l’écuyer André Haudry.

En 1806, le domaine est vendu à un bourgeois parisien, Claude Anjorrant. Par mariages et successions, le domaine de Janvry revient à Alexandrine du Cambout, sa fille se mariant avec le baron André Reille, grand-père des actuels propriétaires du château.

Au XIXe siècle, la commune se dote de puits pour pallier le manque d’eau sur le plateau, dont un à Mulleron en 1898 et d’une mairie-école en 1869.

Un bâti ancien

Avec une telle histoire, le village est parsemé de bâtiments notables, entre vraies richesses architecturales et trésors vernaculaires.

Depuis le XVIIIème siècle, six fermes appartenant au châtelain forment un vaste domaine confié à des métayers. Après les deux dernières guerres, Janvry garde encore son activité agricole. Le village conserve son charme de lieu tranquille. La philosophie de l’urbanisme à Janvry tend à préserver ce caractère particulier.

L’église date du XVIIème siècle et possède un retable en bois de la même époque. Pierre tombale du XVIème siècle.

Le château, habité, date du début du XVIIème siècle. Il est entouré, en partie, de douves en eau.

La maison «La Chanson» du XIXème siècle a vu défiler Chaliapine, Coco Chanel, Gérard Philippe.

La mairie date de 1869. Elle servait déjà de mairie et d’école.

Une belle ferme du XVIIIème se situe sur la place de l’église. Elle conserve encore une «halle» de déchargement au milieu de la cour.

Origine du nom

Pour les Grecs, le genévrier était symbole d’éternité.
Partout où il est commun, le genévrier est censé chasser tous les mauvais esprits.

Toponymie

Genveriæ au XIIIe siècle, Genvries, Genvris, Genverris vers 1100, genvery en 1380, Genvry, Janveriacum en 1473, Januariacum.
L’origine du nom de la commune provient de la présence abondante sur le site de genévriers. La commune est créée en 1793 sous le nom de Janvris. L’orthographe actuelle est introduite par le bulletin des lois de 1801.